Les multiples visages du Burkina-Faso : partie 2

Posté le 05/12/2013 | Auteur: Marc BOURREAU

Le lendemain matin, cap sur Bobo Dioulasso, la capitale culturelle du pays. Comme chaque jour, à sept heures du matin, un bus climatisé traverse une partie du pays à tombeau ouvert. Le trajet a des apparences de voyage scolaire, les morceaux les plus connus de Salif Keita s'échappent des enceintes. A ma gauche, un vieillard et une jeune femme tapent du pied au rythme de « Madan». Dehors, le paysage semi-désertique devient plus vert et le thermomètre affiche en général cinq degrés de moins qu'à Ouaga.

 

Après cinq heures de routes, nous voici à Bobo, une ville de 400 000 âmes. Un village fondé par des agriculteurs (Bobo) au Xème siècle. Ce village existe encore aujourd'hui. A côté de la mosquée de la ville, se distinguent de petites habitations et des rues étroites. Sur les murs des maisons sont inscrits les graffitis « Yes We Can », « Allez le Barça » ou « Allez l'OM ». « Marseille a une bonne réputation ici, parce que c'est la ville française la plus proche de l'Afrique » raconte Sali, un habitant de Bobo.


On retrouve ce graffiti sur la façade de « l'association des mangeurs d'arachide », un collectif d'aide aux jeunes sans repères et sans emploi. Pour financer leur réinsertion, l'association vend des masques traditionnels, en forme de soleil, d'ibis, ou encore de crocodiles.

 

Les habitants jouent aussi beaucoup de musique. Une tradition qui perdure dans la ville. La musique est toujours présente. Devant l'entrée d'une banque, un homme chante, accompagné d'une puissante sono. Dans la rue, un homme distribue des invitations pour un concert de hip-hop burkinabé. Un peu plus loin, un musicien raconte qu'il a fui le Mali il y a quelques mois, à cause du conflit actuel. Aujourd'hui, il donne des concerts pour gagner un peu d'argent et retourner chez lui.


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